Un peu d'histoire...

La Maurienne est la plus méridionale des grandes vallées transversales de la Savoie ; elle offre un passage facile entre la France et l’Italie. Au cœur de la vallée de l’Arc, s’ouvre un large espace dont les versants offrent toute la variété des paysages alpestres avec, en toile de fond, les emblématiques Aiguilles d’Arves.

C’est là que s’est créée une petite bourgade nommée Maurienne. Au VIe siècle le roi de Bourgogne, Gontran, conquiert la région, qui reste sous l’autorité religieuse de l’évêque de Turin. C’est alors qu’une femme, que la légende a retenu sous le nom de sainte Thècle, rapporte des reliques de saint Jean-Baptiste : trois doigts de la main qui baptisa le Christ. Pour recevoir des reliques aussi insignes, Gontran fait de la ville le siège d’un évêché. Les reliques ont fait de la bourgade la capitale de la vallée, elle va en tirer son nom : Saint-Jean-de-Maurienne, et son blason : une main bénissant. Cet événement est commémoré lors de la Fête du Pain, le premier jeudi du mois d’août.

Capitale d’un diocèse la ville se dote alors de monuments religieux dont il reste le plan d’ensemble, avec une cathédrale double. Ces premiers édifices sont reconstruits après les désordres de l’An Mil, en réutilisant les matériaux trouvés sur place : des fragments de sculptures d’époque carolingienne sont utilisés en remploi. L’ordre est rétabli par Humbert aux Blanches Mains, premier comte de Maurienne, fondateur de la Maison de Savoie. Ses descendants seront comtes puis ducs d’un État qui s’étendra de la Bresse au comté de Nice et au Piémont, rois de Sardaigne en 1718 et finalement rois d’Italie jusqu’en 1946. Mais, en réalisant l’unité italienne, ils auront renoncé en 1860 à leur province d’origine.

La Maurienne fait de ses princes les « portiers des Alpes ». Humbert est enseveli devant la cathédrale, comme plusieurs de ses descendants : Amédée la Queue, Boniface le Rolland ... Saint-Jean-de-Maurienne est donc la première nécropole de la dynastie de Savoie.

La cathédrale, quant à elle, date pour son gros œuvre du XIe siècle. Elle possède l’une des plus vieilles charpentes de France, plusieurs poutres de sa toiture ont été coupées en 1074 ou 1075. Sous le chœur de la cathédrale avait été aménagée une crypte, redécouverte en 1958 et visitable : on y découvre les techniques de l’art roman naissant. A proximité, l’église Notre-Dame a conservé son chevet ainsi qu'un beau portail romans.  Au XVe siècle des évêques furent de grands bâtisseurs réalisant des chefs d’œuvre de l’art gothique : un cloître et un exceptionnel ensemble de stalles : l’un des treize groupes de stalles dites “du credo savoyard”, que l’on peut encore voir en Europe. Le palais épiscopal, qui se trouve en face de la cathédrale, est dû, pour l’essentiel, aux embellissements de Mgr de Martiniana, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Il a retrouvé aujourd’hui sa splendeur du XVIIIe siècle et abrite l’Office du Tourisme, ainsi qu’un musée d’archéologie, d’art religieux, d’arts et traditions populaires, présentant une exceptionnelle collection de costumes mauriennais, les plus originaux des Alpes françaises. 

Au Moyen-Âge des conflits éclatèrent entre le comte et l'évêque. En 1326 après une révolte des habitants des Arves contre l’évêque, les deux seigneurs se partagèrent le pouvoir, nommant un juge commun, le corrier, qui siégeait dans une maison forte toujours visible quoiqu’engluée dans des bâtiments adventices, à quelques mètres du grand clocher. De cette période médiévale, Saint-Jean-de-Maurienne garde son plan en croix que l’on retrouve dans son axe nord-sud, la pittoresque rue Saint-Antoine prolongée par la rue du collège. Celle-ci tire son nom du collège Saint-Joseph installé dans l’ancien couvent des Bernardines, bel exemple du patrimoine cistercien du XVIIe siècle.

Bien avant la grande industrie s'étaient développés de petits métiers. Issu d’une vieille famille de taillandiers, Joseph Opinel créait le célèbre couteau qui a conquis monde : un musée lui est aujourd'hui dédié.

Par sa position, avec ses foires, ses marchés, ses auberges accueillant les nombreux voyageurs, Saint-Jean-de-Maurienne avait une vocation touristique avant même que le mot existe ! Passage obligé entre la France et l’Italie, porte d’accès aux nombreuses stations environnantes, carrefour de tous les grands cols alpins elle mérite bien son titre de Capitale Mondiale des Cyclogrimpeurs !

 

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73300 Saint Jean de Maurienne
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